| A vos marques, prêts ? lisez ! |
[oct. 22e, 2009|09:27 pm] |
Je n'ai pas toujours des choses à raconter sur mes fics même si Merlin sait que j'aime m'écouter parler vous en parler. D'un autre côté je n'ai pas particulièrement envie de vous exposer les méandres de mes pensées les plus tordues (et croyez le, elles le sont), mes déprimes, mon nez qui coule et tout ces tracas dont j'abreuve mon entourage (paix à leurs âmes). Par contre, je peux vous parler de mes lectures, en espérant que peut-être l'un d'entre vous, dans un moment d'égarement se dira "Ah tiens, mais ce livre dont elle parle, la Basmoka, je pourrais l'acheter/l'emprunter !". Et si par miracle ce moment d'égarement arrivait alors j'aurais atteint mon but. J'ai des périodes de dévoration où je peux lire dix livres en l'espace de deux semaines. En ce moment, j'ai une dévoration de croisière, disons 1 livre/semaine.
J'ignore si vous vous êtes déjà interrogé sur mon pseudo (je suppose que non mais dans un élan mégalomaniaque je peux l'espérer). Le "moka" de mon pseudo a sa raison d'être : J'ai découvert Moka (Elvire Murail, de son vrai nom) au collège. Elle écrit pour les enfants et les ados, principalement, mais sans les abrutir, sans les ménager. J'ai eu comme un coup de foudre. Ces personnages ont de la profondeur et les ambiances qu'elle distille confine au génie. MBS, je m'en rends compte, a quelque chose à voir avec mon amour pour l'oeuvre de Moka. Parca semble tirée de L'enfant des ombres, tandis que les Parvenus doivent leur nom à un groupe de jeunes filles autobaptisée ainsi dans Jeu Mortel. Je lui dois beaucoup à Moka, sachez-le. J'ai beau aller sur mes 20 ans, je ne renie pas ces "livres pour enfant". Ils sont pertinents, ils sont durs, ils sont vrais. J'ai lu des navets pour adultes et quand je referme ses bouquins-là, je me dis : "J'aurais mieux fait de rester à Moka, on prétend certes qu'elle écrit pour les gosses mais au moins j'ai pas la sensation qu'elle me prend pour un gosse quand je les lis". Elle et sa soeur, Marie-Aude Murail, abordent des thèmes délicats : la trisomie, la différence (j'ai en tête un certain loup-garou qui ne s'appelle pas Remus mais dont le sort n'est guère plus enviable), la mort, la solitude, l'homosexualité (Lisez donc Oh boy !). Tout ça dans des "livres pour enfants/ados".
Bref, j'en viens au livre du jour. Escalier C d'Elvire Murail, pour adulte celui-là. Plusieurs années que je me dis "il faudrait que je le lise". Je l'ai dévoré en une journée, il m'a captivée, retournée, et m'a laissée sur le bord de ma chaise, avec l'esprit en vrac. Je l'ai lu et j'ai pensé (sans exagération aucune, je vous le garantis) : "C'est bon, Basmoka, arrête les études. Ecris quelque chose comme ça, de beau, de fort. Rien d'autre n'a d'importance maintenant." (Vous serez soulagez d'apprendre que je vais toujours à la fac...) Il y a de la tension dans tout ce foutu bouquin, des questionnements. Parfois on ne pige pas, et puis 100 pages plus loin c'est la révélation. Fébrilement on revient en arrière. "Alors... ? Oui, c'est ça !" Et les dialogues, bon sang, j'en frissonne encore. Forster est à mi-chemin entre le héros et l'anti-héros. Et une part de lui me ressemble si puissamment que certaines phrases sorties de sa bouche ou de son cerveau dérangé m'ont comme... percutée. Ce livre, je l'avais emprunté. Et je vais l'acheter, ce week-end peut-être. Et le relire, jusqu'à m'en imprégner. Parce ce que ce que j'essaye d'écrire (en dehors des fanfictions) ressemble à ça (avec un peu plus de fantastique, cependant, mais c'est un détail). Mon style est différent, mes idées sont différentes, mais l'ambiance que je veux parvenir à construire, c'est tout à fait ça.
Je vous le conseille, vraiment. Il est possible que vous l'aimiez, si vous aimez ce que j'écris. Ca a un vague côté Ensemble c'est tout (Anna Gavalda), dans l'idée... très vaguement. Et si vous arrivez au bout et que vous l'aimez, si vous voulez en parler, je suis là.
(Promis, la prochaine fois je balance un titre et un résumé pris sur Amazon xD) |
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